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Semaine 09
09
Pour ou contre un diffuseur public ?
Diffusion : 26 novembre 2014
Animateur : Alexandre Coupal
Écouter l'émission en MP3
POUR : Les 416 Pour ou contre un diffuseur public ? CONTRE : Les Outlaw

 
Membres du jury pour cette semaine :
  • Fabien Deglise, journaliste au quotidien Le Devoir
  • Elysabeth Lessis, avocate et médiatrice familiale
  • Julien Nepveu-Villeneuve, Vice-président aux communications de Force Jeunesse et Président du conseil d'administration de CISM 89,3 FM

Invité expert :
  • Alain Saulnier, ancien directeur de l'information à Radio-Canada et auteur du livre « Ici ÉTAIT Radio-Canada »

L'équipe gagnante!

Benjamin Dionne et Étienne F. Lacombe (Pour)  Yoann Munari et Samuel Maugard (Contre)
Juges 66/75 56/75
Public 19,44/25 5,56/25
TOTAL 85,44 % 61,56 %

C'est Benjamin Dionne et Étienne F. Lacombe (Pour) qui remportent ce neuvième débat, avec un résultat de 85,44%, contre 61,56% pour Yoann Munari et Samuel Maugard (Contre)!

Toutes nos félicitations aux deux équipes. La lutte a été chaude!  Merci à toutes les personnes qui ont pris le temps de voter!

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Mise en contexte

Il y a deux semaines, des milliers de personnes ont défilé au Québec et au Nouveau-Brunswick en appui à Radio-Canada et pour protester contre les coupures qui touchent le diffuseur public.

Au printemps dernier, CBC/Radio-Canada annonçait des compressions de 130 millions de dollars et la suppression de plus de 600 postes. D’ici 5 ans, le quart des postes aura été supprimé, et même la tour de Radio-Canada à Montréal est à vendre. En 2012, 650 postes et 115 millions de dollars avaient déjà été abolis. La société fédérale subit des compressions de son enveloppe budgétaire allouée par le gouvernement depuis 20 ans.

Un diffuseur public n’est ni commercial, ni étatique. Il trouve sa raison d’être dans le seul accomplissement du service public. Au Canada, la Société Radio-Canada a été créée par le Parlement en 1936 avec la Loi sur la radiodiffusion canadienne. Le principe était de doter les Canadiens d’une voix puissante dans leur propre pays. Par la suite, il a été reconnu qu’un diffuseur public national devait protéger l’intérêt public dans la radiodiffusion, et servir à informer, éduquer et divertir. La Loi sur la radiodiffusion précise que CBC/Radio-Canada “offre, par sa programmation, un service public essentiel pour le maintien et la valorisation de l’identité nationale et de la souveraineté culturelle”.

Or, le monde dans lequel évolue le diffuseur public aujourd’hui est très différent de celui où il a vu le jour dans les années 30. A-t-il alors toujours sa raison d’être?

Certains estiment que Radio-Canada est un moyen unique de promouvoir l’unité nationale. Selon eux, le diffuseur public permet aux citoyens d’acquérir un sentiment d’identité nationale, de comprendre leur culture et d’apprendre à se connaître. De plus, la Société Radio-Canada serait particulièrement importante pour le Québec, puisqu’elle représente la culture francophone en Amérique du Nord.

En revanche, d’autres estiment qu’il existe aujourd’hui une diversité de médias et de sources d’information qui rendent inutile l’existence d’un diffuseur public réalisant la même chose que les diffuseurs privés. Certains encore remettent en cause l’indépendance politique du diffuseur public et s’opposent à son financement public, ce qui reviendrait à le faire disparaître.


Questions du débat

  1. Le gouvernement conservateur soutient que Radio-Canada devrait s’adapter à l’évolution de la technologie, de la démographie, des préférences de la clientèle et de la concurrence. Comment définir la place d’un diffuseur public à une époque où le choix augmente et où les publics se fragmentent?
  2. Au Canada, le diffuseur public est le seul à offrir autant de chaînes diversifiées, que ce soit à la radio ou à la télévision, dans les deux langues officielles. Les francophones, tant au Québec qu’ailleurs au Canada, doivent-ils s'inquiéter des coupures annoncées?
  3. Pour plusieurs, un télédiffuseur public doit être responsable de son propre fonctionnement, ce qui comprend une planification stratégique comme celle qui été présentée récemment pour CBC/Radio-Canda. Au regard de la situation économique mondiale et de la tendance vers des compressions budgétaires, ce service public doit-il faire des efforts de redressement?
  4. Le diffuseur public canadien a entre autres pour mission de promouvoir la culture et l'information au niveau régional. Cette mission est-elle en péril?

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des saisons précédentes

Saison 1 : Thèmes Équipes
Saison 2 : Thèmes Équipes
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