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Semaine 16
16
Pour ou contre UberX ?
Diffusion : 04 février 2015
Animateur : Anne-Marie Kirouac
Écouter l'émission en MP3
POUR : Thomas Lacouchie Payen et Francis Khoury Pour ou contre UberX ? CONTRE : Ikram Mecheri et Livia Imami

 
Membres du jury pour cette semaine :
  • Me Julien Morissette, Osler, Hoskin & Harcourt
  • Alexandre Turcotte, Coordonnateur des communications à « La danse sur les routes du Québec » et blogueur et journaliste musical à « Le Draveur »
  • Suzanne Valéry, communicatrice
Invité expert :
  • Guillaume Lavoie, Conseiller de ville, district Marie-Victorin et chargé de cours à l’École nationale d’administration publique

L'équipe gagnante!

Thomas Lacouchie Payen et Francis Khoury (Pour)  Ikram Mecheri et Livia Imami (Contre)
Juges 54/75 50,25/75
Public 24/25 1/25
TOTAL 78 % 51,25 %

C'est Thomas Lacouchie Payen et Francis Khoury (Pour) qui remportent ce seizième débat, avec un résultat de 78%, contre 51,25% pour Ikram Mecheri et Livia Imami (Contre)!

Toutes nos félicitations aux deux équipes. La lutte a été chaude!  Merci à toutes les personnes qui ont pris le temps de voter!

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de l'émission

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Mise en contexte

Créée en 2009 à San Francisco, la compagnie de taxi Uber est implantée depuis 2013 à Montréal et a lancé son service de covoiturage payant, UberX, en octobre dernier. UberX met en contact des chauffeurs utilisant leur propre voiture avec des clients via son application mobile. La compagnie se targue d'offrir un service personnalisé jusqu'à 30% moins cher que les taxis traditionnels. Évaluée à 18 milliards de dollars, la compagnie américaine est présente dans plus de 250 villes dans le monde, dont Ottawa, Toronto et Vancouver. Aux États-Unis, d'autres services comme Lyft offrent un service comparable.

Partout où il s'implante, UberX suscite la controverse. Les associations de chauffeurs de taxis sont montées aux barricades pour défendre leur monopole et ont manifesté un peu partout dans le monde. À Montréal, le maire Denis Coderre a qualifié le service de tout simplement « illégal". Le ministre québécois des Transports, Robert Poëti, travaille de son côté pour modifier la réglementation et permettre au Bureau du taxi de Montréal de saisir les voitures des chauffeurs de UberX. La compagnie est donc loin d'une entente avec les autorités. UberX opère dans une zone grise, mais est très ouvert à collaborer avec les autorités pour devenir totalement légale au Québec.

Le service UberX est contesté devant les tribunaux, notamment à Toronto, et même carrément banni en France. D'autres prennent le taureau par les cornes pour encadrer ce type de service de covoiturage payant. Le District de Columbia, aux États-Unis, a approuvé un nouveau projet de loi en octobre pour légaliser UberX à certaines conditions. Il exige une meilleure police d'assurance commerciale et une vérification des antécédents criminels des chauffeurs. 1% des revenus bruts d'Uber doivent aller aux associations de taxis pour financer leurs opérations. Le projet de loi de DC permet aussi aux chauffeurs de moduler leurs tarifs en fonction de la demande, comme le fait Uber.

D'un côté, Uber se targue d'offrir un service rapide, personnalisé et moins cher que les taxis traditionnels. On peut commander un taxi en quelques clics grâce à son application mobile. La compagnie assure que ses clients sont en parfaite sécurité grâce à la vérification des antécédents judiciaires de ses chauffeurs. Ils peuvent d'ailleurs travailler quand bon leur semble, à temps plein ou simplement pour arrondir leurs fins de mois.

De l'autre côté, les associations de taxi sont furieuses et accusent UberX de concurrence déloyale, rien de moins. Tous les frais, comme l'immatriculation, sont à la charge du chauffeur d'Uber, contrairement aux chauffeurs traditionnels. La concurrence d'UberX leur aurait fait perdre entre 20 et 50% de leurs clients. La valeur de leur permis de taxi, d'environ à 200 000$ à Montréal, est en chute libre. Ce permis est bien souvent la seule retraite des chauffeurs. Un flou existe aussi sur ce que couvre l'assurance personnelle du chauffeur d'Uber, si un accident survient durant les heures de travail.

Questions du débat 

  1. De plus en plus de compagnies comme AirBnB et UberX permettent aux citoyens de convertir leurs ressources, comme leur voiture ou une chambre à coucher, en salaire d'appoint. On accuse souvent ces services de faire une concurrence déloyale aux hôtels et taxis. Ce phénomène est-il inévitable?
  2. Il n'est pas clair que l'assurance personnelle d'un chauffeur dédommagera les chauffeurs et clients si un accident survient pendant une course de taxi avec UberX. Les clients qui utilisent UberX sont-ils réellement en sécurité?
  3. Montréal devrait-elle abolir les permis de taxi?
  4. Devrait-on permettre la modulation des tarifs des services de taxis, que ce soit UberX ou un taxi traditionnel?

Écoutez les débats
des saisons précédentes

Saison 1 : Thèmes Équipes
Saison 2 : Thèmes Équipes
Saison 3 : Thèmes Équipes

 

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